Le temps efface toutes les blessures, mais les cicatrices restent. Les miennent se réveillent dès que je suis seule, dès que la seule chose à laquelle j'arrive à penser, c'est lui. C'est la premiére fois que j'ai si mal, la premiére fois que je m'accroche autant. Je pourrais faire autrement, je pourrais m'en détacher. Et pourtant je n'y arrive pas, ou peut-être que je ne veux pas. J'ai besoin de croire que je compte pour lui, besoin de croire que ce qu'il m'a dit est encore vrai. Juste besoin de me dire que c'est qu'il ne sait pas encore.. C'est si facile de faire croire que tout va pour le mieux. Un sourire et tout le monde est content. Quelques éclats de rire et c'est parfait. Mais au fond, des larmes qui ne demandent qu'à sortir, sous nimporte quel pretexte. Parce qu'il ne se passe rien. Rien, sinon l'espoir qui sonne toujours trop faux. Sinon ces ' ça va ' qui sonnent aussi trop faux. Parce que rien n'évolue. Se raccrocher à la moindre petite chose. Et pourtant il m'est impossible d'arrêter. J'ai ce besoin en moi d'espérer.. J'ai ce besoin en moi de me rappelé tout ces moments. Je voudrais ne pas y penser mais c'est si dur. C'est ce regard qui a fait tout basculer. Cette journée là qui a fait que tout a commencé. Et pourtant j'ai rien pu y faire, de jour en jour j'avais de plus en plus besoin de lui. C'est si dur tu sais maintenant. De m'être autant accroché, d'y avoir autant cru et d'être retombée si bas, tellement bas que j'aurais du mal à me relevé. Parce que maintenant je ne sais plus faire autrement. Penser à toi est devenu mon passe temps permanent.